let her dance - stephen marley.

# Posté le vendredi 08 février 2008 06:08

Modifié le samedi 08 mars 2008 12:27

no ceiling - eddie vedder.

no ceiling - eddie vedder.
Un pas de plus dans un futur proche, qui me rapelle souvent la folie brute d'une cage eventrée.
Cette etendue d'eau à n'en plus finir, déchainée comme ces nuages pendus à mes cils. Demain il fera beau. Et puis on partira enfin, chacun d'un coté de la route pour realiser ce vieux reve qui nous ecorche les genoux. En preferant l'enterrer sous un pont, je risquerai de mourir avant d'avoir vu le ciel. Ces quelques accords me sont vitaux, autant que de le sentir pres de moi. A des milliers de kilomètres.
Toi, lui et moi, autant d' "ils" qu'il en faudra pour oublier tes mains sur mes hanches et ta bouche sur mon corps. Un corps qui a été le mien. Ton souffle court sur ma tempe mais ne rattrapera plus mes yeux, j'ai deja avalé trop de vent. Les sentiments manquent à l'éphémère d'une neige d'été ou d'un orage sans mots. Ma poésie transpire tant elle est chétive, maladive, bancale, perdue, amoureuse de cette drogue tenace, trop fragile pour s'y attacher. Les cachets que j'ingurgite tous les jours m'aideront peut-être à oublier cet endroit duquel on essaye de m'arracher de force.
Mais même écorchée vive, mes rêves ont la peau trop dure.

Tout se passe dans ma tête.

# Posté le lundi 14 janvier 2008 16:27

Modifié le vendredi 18 janvier 2008 07:51

rue des cascades - yann tiersen.

rue des cascades - yann tiersen.
Un fond de vieux hip hop, quelques gouttes de pluie, un ciel noir sans lune et la vie prend un sens.
En sens inverse, les rescapés du bonheur se tiennent en ligne, immobiles. On aurait peut etre eu le temps de tout sauver, preserver ces feuilles pleines de mots, maux sans ketamine. Le visage deformé par cette giclée d'etincelles, voila qu'ils avancent, main dans la main, orphelins de l'espoir. Ils sont tellement nombreux à vouloir se mettre a courir, ramasser les morceaux restants d'un songe eclaté, déchiré dans la debauche. Un coin de ciel bleu et de l'air, pour rattraper la vie qui suinte des murs de cette chambre. Ils sont des millions a fouler le bitume de ce boulevard, à la recherche d'une âme toute neuve qui ne vomira pas d'hematomes.
Pretendre au bonheur tout en plongeant leurs yeux dans une flaque de gerbe, boire, manger pour ne pas crever.




Sous leurs merdes, y'avait nos rêves.

# Posté le dimanche 16 décembre 2007 14:13

Modifié le dimanche 23 décembre 2007 05:45

heaven - I monster.

Emmene moi où tu veux, je te suivrai la bouche close, le coeur en arc-en-ciel pour ne pas mourir trop tôt. Apprend moi à voler, et puis tant pis, on s'en remettra au hasard des jours et on crevera le ciel. On fermera les yeux sur des effluves de peinture, à imaginer un bout d'illusion avec la rage au ventre de fuir cette vie à reculons.
J'ai finalement toujours eu peur de lui, retombant en enfance, m'ecorchant les genoux et pleurant pour ne pas redevenir la petite fille que j'etais. J'aimerai gueuler dans vos regards déchaînés, cracher sur vos idées toutes faites pendant qu'un magicien des lettres m'apprendrait à danser.
"Vous pouvez tout m'arracher, j'ai survécu à pire, mais par pitié, ne m'enlevez pas mes rêves."
Cette phrase enfantine reste ma seule révolte, cette infime dose d'espoir que je m'injecte par intraveineuse toutes les nuits. Prier de pouvoir se pendre dans le bon sens, la tête dans la nébuleuse et les pieds au dessus du vide.
Je lève mon verre à tous ceux qui marchent sans vraiment savoir on ils vont, à ceux qui rêvent tellement fort qu'ils brisent des âmes et vomissent des morceaux d'étoiles, jusqu'à en perdre leur dernier souffle. La déraison mène les oiseaux sans ailes au soleil où ils iront se brûler les yeux, par hantise de trop aimer.

Et je continuerai à sauter de nuages en nuages, prenant mon élan pour ne pas m'casser la gueule, esperant me noyer à cloche pieds dans la folie d'un ciel orageux. Dieu qu'il fait bon vivre aussi haut.
La pourriture a entamé son travail, je pourrai bientot jeter cet organe à usage unique. Il n'aura battu que peu de temps, peut-etre un peu trop fort.
Enfin, je ne demande qu'à pouvoir sourire à m'en arracher la machoire.
heaven - I monster.

# Posté le jeudi 29 novembre 2007 11:25

Modifié le mercredi 12 décembre 2007 08:50

mi vanidad - lhasa.

mi vanidad - lhasa.
A errer dans les rues d'une ville sans nom, à l'aube d'une aurore dérisoire. Le besoin de me trouver enfin, au détour d'une impasse, arraché de ma poitrine, la respiration entrecoupée de quelques souffles puants l'herbe. Je chéris la débauche comme la création d'un matin pluvieux et taquine les larmes de mon stylo encore neuf, croyant trouver la solution dans les yeux d'un passant hagard.
Cet homme, sous son abris, attend un bus qui ne viendra plus. Son espoir se fait la malle, bien qu'il espere retrouver un jour sa femme et ses gosses, perdus depuis longtemps sur le bord d'une route. A moucher mes désillusions dans un bout de papier froissé, un soir de perdition. Son odeur suinte encore des pores de ma peau, je n'ai jamais trouvé le sommeil, même en cherchant bien. Alors je fume, jusqu'à en avoir le tournis, ne serait-ce que pour ressasser nos souvenirs à la perfection.
Je me suis arraché les ongles et peint ma vie en rouge sang. Qui aurait pu penser que cette prose maladroite puisse m'être aussi joussive? J'assassine mes rêves jusqu'à les faire ressembler à un tas d'oiseaux morts. Malgré tout, je tente de faire fi de cette bande d'ignorants, ces macaques assoiffés et materialistes qui ne comprennent rien à rien.
Et je vomis ma dernière trace, mon seul passage dans ce monde aux couleurs criardes, dilatant mes pupilles plus que necessaire. Si seulement j'avais pu trouver l'Amour dans une tasse de café ebrechée, le repechant parmi les cendres de ma roulée mal consumée, tout celà n'aurait eu aucun sens.
Et j'aurais pu m'endormir le sourire aux lèvres.

# Posté le mercredi 21 novembre 2007 14:15

Modifié le mercredi 21 novembre 2007 16:28